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Corinne Malfreyt-Gatel



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détail le cri

La série : "Face-à-face"

Que nous disent les animaux des hommes que nous sommes ?

Par la série de portraits à l’huile « Face-à-face », Corinne Gatel nous propose de singulières rencontres entre homme et animal.

Ses associations poétiques s’attardent sur des personnages de notre mémoire collective ; des êtres mythologiques (« Icare », «Narcisse»…), des personnages de contes (« Le Petit Poucet, « Le Petit Chaperon Rouge »…), ou certains de nos contemporains (« Président », « La Dame en noir ») commencent ainsi une nouvelle vie.

Jeux d’ombres et superpositions naviguent entre l’association d’idées proche du surréalisme et la joyeuse mise en scène d’Arcimboldo.

Une vision directe du monde nous est offert par le prisme de ces icônes, un regard touchant, humoristique, poétique, qui laisse libre place à notre imagination.

La série : "Les soeurs Gorgones"

Dans « les Gorgones », la trace laissée par le couteau est violente, acérée.

De même, dans les nus de Corinne Gatel, au dessin rapide et spontané, on retrouve sans peine le trait anguleux d’Egon Schiele.

Ces visages grimaçant des gorgones (« Le Cri », « Gorgone rouge », « Black and white gorgone ») paraissent enfin exorciser un long silence, le silence des apparences (« Gorgone en toi », « Le silence de Gorgone »). Cette rupture se lit dans l’audacieuse juxtaposition des couleurs et dans la vivacité de la touche.

Cet expressionisme au féminin se traduit avec évidence comme un accouchement, une renaissance (« Métamorphose »). Cette énergie de procréation habite l’artiste dans son œuvre, comme dans la vie (elle a quatre enfants !).

A la manière des « femmes-serpents » de ses toiles, l’artiste opère sous nos yeux à une mue violente et radicale. Cette mue est symboliquement dangereuse puisque l’œil de « La Gorgone » pétrifie ses ennemis et pourquoi pas elle-même (« Le miroir »).

                                                                                             Isabel Mirandol